Depuis ses origines, la Manufacture nationale de Sèvres entretient un lien étroit avec la lumière, des enfants-bougeoirs en biscuit du XVIIIe siècle, en passant par la fontaine lumineuse d’Henri Rapin dans les années 1920. Invité à collaborer avec Sèvres, Patrick Jouin prolonge cette histoire en explorant la rencontre entre la lumière et la porcelaine.
Pour PETALS, il imagine une forme libre, composée de trois pétales en biscuit de porcelaine assemblés autour d’une source lumineuse. Sans ornement ni émail, la matière reste dans son état premier. Sa finesse laisse affleurer la lumière, tandis que les interstices entre les pétales dessinent des ombres et en révèlent les courbes. Patrick Jouin cherche ici l’informe : une forme que l’on perçoit sans pouvoir tout à fait la définir. À mesure que la lumière la transforme, l’échelle devient incertaine. Est-ce un objet, une sculpture, un fragment d’architecture ?
« La forme ne se laisse pas facilement nommer. Elle ne vient pas d’une géométrie construite, mais de la nature dans ce qu’elle a de moins intentionnel : l’écorce, le vent, la neige, l’eau. La matière reste dans son état premier : mate, poreuse, brute. » Patrick Jouin
